Pour ma part, MC Solar, IAM (vieux albums).
J'aime pas mal tout ce qui a du rythme et SANS guitare. Je suis tanné des mêmes sons électriques.
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Re: Qu'est-ce que vous écoutez?Killa Carltoon : PM Gaillard sans gêne (10/04/2004)
Une combinaison détonante venue du 77 pour un disque 100% ragga hip hop. Killa Carltoon dans son « Fléaustyle » de 2002 avait invité un certain PM Gaillard sans gêne sur un ou deux morceaux. C’est sous le nom Killa Carltoon et PM Gaillard sans gêne qu’est titré le cd. Killa au style ragga et PM au flow malheureusement trop absent de la scène du rap français. Les morceaux alternent entre rap, dancehall et reggae, les productions sont assez originales. Certains morceaux sont bien sur plus réussis que d’autres mais l’ensemble fait un tout d’une grande énergie. Le hit de l’album « Deuxième devise » résume bien le style dans lequel chacun parvient à garder son propre style pour des compositions originales. On trouve de nombreux invités sur ce disque (les potes quoi !) comme Léo, JB Pakaï, El Noor, Kovo, Kenny Ken, Nojock, Mister B…
La technique vocale est toujours aussi impressionnante, les lyrics conscients et teintés d’humour comme l’annonce l’intro du cd. Avec « Les gens d’en haut », « Edouard » et « BCBG » le combo s’attaque de plein fouet aux bourgeois et aux injustices sociales. Sur « L’égo de ceux qui triment », ça chambre comme il faut, y’en a pour tout le monde, Lord Kossity inclus. L’intermède « Pi » est lui aussi bien grinçant dans les lyrics. Au niveau instrumental, on trouve du dancehall dernier cri « Faut pas ! », du rap bien fat « 2ème devise », « Attentat », du reggae plus roots « Tu me donnes » « Expatriés » ou encore « Champion » avec Nanou de Jim Murple Memorial. On retrouve la grande force du combo : le live ! avec « L’homme le plus rapide » où Killa Carltoon déchire tout, l’espace d’une minute avec sa version dancehall de …la Traviatta ! Hyper carrés dans la réalisation Carltoon Killa & PM ont atteint une maîtrise rare de leur art, le secret pour devenir « mélomane au mic » ? Tout est dit dans « J’bosse » : le travail. On trouve aussi un autre ami de Killa Carltoon : Sergent Garcia pour un featuring en espagnol (comme d’hab) « Music » sur fond de piano salsamuffin.
Donc, beaucoup de maîtrises et de qualités individuelles, la difficulté étant d’arriver à les conjuguer pour créer une unité. L’avantage c’est que les univers sont voisins et que chacun y trouvera son bonheur (rap-reggae-dancehall-ragga). On est en tout cas très pressés d’entendre les albums respectifs de ces deux Dj, artistes à suivre, en pleine progression, on devrait avoir des nouvelles avant 2005…
1er album solo pour cette figure de l'underground ragga hip hop hexagonal. Entrée en matière tonitruante avec une parodie assez magistrale d’opéra : Killa Carltoon met la barre très haut d’entrée de jeu. Il enchaîne avec « La devise » qui convie PM d’O.S.P. Ce 11 titres est une bombe à retardement avec ses rythmiques brûlantes et ses textes virulents. Killa, tête emblématique de l’underground ragga hip hop français, s’offre un album solo riche. Ne lésinant pas sur les invités (Sergent Garcia, Shanti D, O.S.P., 7 Corrompus, Mr B…) et surfant sur les genres. On passe d’un vrai ragga hardcore grandiloquent (« Balle dans l’stress ») à des parties plus reggae (« Expatriés ») voire même R’n’B (« Prisonniers du silence »). Chacun des invités rivalise d’audace pour défendre son style propre, enrichissant ainsi la balade ragga. C’est vrai que « Faya » (avec el Sargento) est quasi imparable et donne des fourmis dans les jambes ! (La Gazelle)

Après un premier opus très réussi intitulé : Fléaustyle, Killa Carltoon, le jeune prodige de la scène ragga/hip-hop revient avec son compère PM Gaillard Sans Gène qui n'est pas un bleu puisqu'il a officié notamment avec le groupe Positive Man et est l'auteur de ce hit monstrueux qu'est : Petit Chef .
Cette première collaboration posée sur galette accouche d'un 17 titres puissant où les deux acolytes font mouche. Carltoon dans son style plus teinté ragga saupoudré de son unique " operatic style " (à la Elephant Man parfois) fusionne parfaitement avec PM qui lui s'impose dans un style plus hip hop. Le tout pour une énergie imparable avec des flow impressionnants.
Avec des petits samples fins et étranges sur des rythmiques massives, cet album est une petite perle qu'il est bon d'écouter mais qui se transporte aussi bien sur le dancefloor.
Les deux MC peuvent se targuer par ailleurs de prestations scéniques qui ont imposé le respect à des publics éclectiques même aux fans de rock ! Une bombe sur scène à découvrir puisqu'ils tourneront ensemble prochainement…



nowrist a écrit:moi de ce temp la jfeel plus aracheur de tete alor jai besoin de me defouler un peu .j'ecoute ultra vomit..asser aracheur mais avec un ton d'humoure..ptetre que tu conias klems???
ils sont francais lalbum sintitule monsieur patate...
mais sa peu passer du bon vieu jungle au hiphop au death metal du genre 6feet under pour finir avec peace orchestra...mefu .....foncde.

Son succès en solo l’a presque fait oublier, mais Manu Chao a longtemps été l’âme chantante de la Mano Negra, de loin le plus respecté des groupes alternatifs français. Pour la Mano, comme pour Chao, le rock et la chanson n’ont toujours été que grands bouillons de cultures contagieux et qui ne se consomment qu’à la louche, totalement en phase avec la réalité sociale des années 80 qui ont vu les radios se libérer (?) et certains restos ouvrir leur cœur. Grace à Pura Vida, le film qui occupe la moitié du premier DVD, on revit les balbutiements du groupe, tandis que Puta’s Fever revient sur de brillants exploits internationaux (Barcelone, New York). Une place importante est donc accordée à la scène notamment dans Tournée générale, une heure d’ébats (et de débats !) réalisée par François Bergeron. Une foultitude de bonus (photos, clips, titres audio) complète cette conséquente livraison présentée en digipack couleur sable, celui qui crisse et réchauffe les pas

Que viva la Mano !, ressuscitée sur un double DVD truffé d'images inédites et une anthologie CD "Lo Mejor". Euphorisant.
Gratos
Onze ans après la séparation du groupe, l’impact de Mano Negra (1989 - 1994) perdure en France, Amérique du Sud, et en plein d’autres endroits : Japon, États-Unis, Europe… Ils étaient les meilleurs du monde sur scène. Mano Negra jouait sans arrêt, partout. Ils ont défié le showbiz, imposé leur indépendance artistique, joué gratos pour soutenir des causes justes, électrisé les foules avec leur audace et leur énergie solaire. Ils nous ont envoyé une tornade de liberté dans les gencives. Ils ont foutu le bordel, et ça a marché. Ils ont été nos Clash à nous. Un groupe de rock intense, fait de frères, de cousins et de vrais potes avant tout, qui ont passé le mur du son ensemble. Ils ont aussi fait connaître Manu Chao, devenu depuis une star internationale, ben oui. On peut être fiers d’eux.
Patchwork libertaire
C’était du temps où les Derniers Indépendants avaient encore une petite chance. La Mano a résisté à tout, a écrit un bout d’histoire du rock. C’était au XXe siècle, quand les dirlos du marketing et les écoles de commerce ne décidaient pas encore du contenu des chansons. C’était quand quelques artistes décidés, quand ils le voulaient vraiment, parvenaient à s’exprimer librement. Ça a donné le foutoir patchwork libertaire de Mano Negra et leur univers de foire, de cirque polyglotte hispanico-rouge et jaune. C’était avant la chape de plomb du néo-libéralisme, juste avant la dictature des radios commerciales, juste avant que la musique ne devienne elle aussi comme le reste, pénible. Ils ont réussi la quadrature du cercle du showbiz : ne jamais faire de compromis artistiques ou de positionnement, tout en obtenant un énorme succès.
Feu sacré
Dans leurs disques, on trouvait du punk rock, plein de reggae, un peu de flamenco, une salsa transmutée, du rap, de la musique arabe. Ils mélangeaient tout, mais pas n’importe comment. Ils avaient le feu sacré. Combien y en a-t-il d’autres de leur trempe ?
En attendant de répondre à cette question, leur fantôme surgit sans crier gare et nous sort un tas d’inédits explosifs qui confirment tout ce paragraphe, sans parler d’un double DVD intense, somptueux, absolument inespéré.
